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Herdr : le terminal Linux qui m’a fait oublier les autres

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25 Août 2026
Vue en plongée d'un bureau de développeur en désordre avec des câbles, carnets et tasses. Au centre, un écran affiche un terminal sobre et moderne avec des commandes comme 'git status'. Ambiance atelier, éclairage doux.

J’ai testé plus de terminaux Linux que je n’ai de doigts et d’orteils réunis. Certains m’ont séduit cinq minutes, d’autres m’ont fait perdre des heures à configurer des plugins pour reproduire ce que bash faisait déjà. Puis Herdr est arrivé, et j’ai enfin arrêté de chercher.

Un terminal qui ne se prend pas pour un IDE

Herdr assume son rôle : un terminal, point. Pas de panneau latéral avec des onglets façon navigateur, pas de barre d’outils clignotante, pas de thème « cyberpunk » qui vous donne mal aux yeux. Juste une fenêtre sobre, avec une police lisible (Fira Code par défaut, merci), et une ergonomie qui ne vous force pas à réapprendre à utiliser un clavier.

Le vrai plus ? Herdr gère nativement les onglets et les splits (Ctrl+Shift+T pour un nouvel onglet, Ctrl+Shift+D pour un split vertical). Pas besoin d’installer tmux ou screen et de se battre avec des raccourcis qui ressemblent à des combinaisons de touches pour lancer une fusée. Les splits se redimensionnent à la souris, et c’est aussi intuitif que de déplacer une fenêtre sur un bureau graphique. Révolutionnaire ? Non. Pratique ? Absolument.

Autre détail qui tue : la gestion des sessions. Herdr sauvegarde automatiquement l’état de vos onglets et splits entre les redémarrages. Plus de « merde, j’ai fermé le terminal sans faire exprès ». C’est le genre de petite attention qui évite de maudire son outil toutes les deux heures.

Des fonctionnalités qui servent vraiment

Herdr ne se contente pas d’être joli. Il intègre des fonctionnalités qui rendent la vie plus simple sans tomber dans le gadget :

  • Recherche intégrée : Ctrl+Shift+F ouvre une barre de recherche qui surligne toutes les occurrences dans le buffer. Pas besoin de faire défiler manuellement ou de lancer un grep dans un autre terminal.
  • Historique visuel : Ctrl+R affiche un historique interactif avec une prévisualisation des commandes. Plus de deviner si git rebase -i HEAD~3 était bien la commande que vous cherchiez.
  • Notifications intelligentes : Herdr vous prévient quand une commande longue se termine, même si le terminal est en arrière-plan. Pratique pour les npm install qui prennent leur temps.
  • Personnalisation légère : Pas de fichier de config de 500 lignes. Un simple ~/.config/herdr/config.toml suffit pour ajuster les couleurs, les raccourcis et le comportement. Exemple :
[appearance]
font = "Fira Code 12"
theme = "gruvbox-dark"

[keybindings]
new_tab = "Ctrl+T"
split_vertical = "Ctrl+D"

Rien de plus, rien de moins. Herdr évite l’écueil des terminaux qui vous obligent à passer plus de temps à les configurer qu’à les utiliser.

Performance : le nerf de la guerre

Un terminal lent, c’est comme un IDE qui freeze toutes les 30 secondes : ça donne envie de jeter son clavier par la fenêtre. Herdr est écrit en Rust, et ça se sent. Le démarrage est instantané, même avec 20 onglets ouverts. Les splits ne laguent pas, et le scrolling reste fluide même avec des milliers de lignes de sortie.

Contrairement à certains terminaux « modernes » qui se traînent comme un escargot sous sédatifs, Herdr ne bouffe pas 500 Mo de RAM pour afficher un ls. C’est sobre, efficace, et ça laisse les ressources pour ce qui compte vraiment : vos processus en arrière-plan.

Autre point fort : la gestion des caractères Unicode et des emojis. Pas de carré blanc à la place de votre ou de votre 🔥. Les polices sont bien rendues, et les ligatures fonctionnent out of the box si vous utilisez une police qui les supporte.

Pourquoi Herdr et pas les autres ?

Parce que les autres terminaux ont des défauts qui finissent par taper sur les nerfs :

  • GNOME Terminal : Lent, pas de splits natifs, et une interface qui ressemble à un reliquat des années 2000.
  • Konsole : Puissant, mais surchargé d’options inutiles. La configuration est un labyrinthe.
  • Alacritty : Rapide, mais minimaliste à l’excès. Pas de gestion des onglets, pas de recherche intégrée. Bref, un terminal pour puristes qui aiment souffrir.
  • Hyper : Joli, mais lent comme un escargot sous morphine. Et basé sur Electron, donc bonjour la consommation mémoire.

Herdr trouve le juste milieu : assez de fonctionnalités pour être pratique, assez léger pour ne pas vous ralentir, et assez simple pour ne pas vous faire perdre du temps à le configurer. C’est le terminal que j’aurais aimé découvrir il y a cinq ans.

Les limites (parce qu’il y en a)

Herdr n’est pas parfait. Il manque quelques fonctionnalités avancées pour les power users :

  • Pas de support natif pour tmux ou screen. Si vous êtes un adepte des sessions persistantes, vous devrez vous rabattre sur ces outils.
  • La personnalisation est limitée. Pas de plugins, pas de thèmes dynamiques, pas de barre d’outils customisable. Si vous aimez bidouiller votre terminal pendant des heures, Herdr n’est pas pour vous.
  • Pas de version pour Windows ou macOS. C’est un terminal Linux, point. Si vous êtes sur un autre OS, vous devrez vous contenter d’un autre outil.

Mais ces limites sont aussi ce qui fait la force de Herdr : il ne cherche pas à tout faire, juste à bien faire ce pour quoi il est conçu.

Si vous en avez marre des terminaux qui se prennent pour des usines à gaz, essayez Herdr. Vous ne serez peut-être pas convaincu, mais au moins, vous ne perdrez pas trois heures à configurer des plugins pour reproduire ce que bash faisait déjà tout seul.

Publié le 25/08/2026 · 5 min de lecture Partager X LinkedIn

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