Blog / Article #92
PowerShell sur Windows : le terminal qui divise, entre puissance et esthétique douteuse

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24 Août 2026
Illustration nocturne contrastée montrant un terminal Linux lumineux en vert néon à gauche et PowerShell en bleu néon à droite, dans un style cyberpunk sobre et technique.

PowerShell. Ce nom qui fait frémir les puristes du terminal Linux et sourire (ou grimacer) les utilisateurs Windows. Sur le papier, c’est le couteau suisse de Microsoft : un shell moderne, orienté objet, avec des commandes qui claquent comme Get-ChildItem au lieu du classique ls. Mais dans la vraie vie ? C’est un peu comme offrir un costume trois-pièces à un chat : techniquement, ça peut marcher, mais est-ce que c’est vraiment nécessaire ? Et surtout, est-ce que c’est beau ? (euh ..non)

PowerShell, c’est quoi ce truc ? Un terminal ou un OVNI ?

PowerShell, c’est le terminal par défaut de Windows depuis… bon, depuis trop longtemps pour qu’on fasse semblant de s’en souvenir. Contrairement à Bash, qui est un shell basé sur du texte, PowerShell est orienté objet. Traduction : quand vous tapez Get-Process, vous ne récupérez pas une simple liste en texte brut, mais des objets avec des propriétés et des méthodes. Pratique ? Oui. Intuitif ? Pas vraiment.

Prenons un exemple. Sur Linux, pour lister les processus et filtrer par nom, vous feriez :

ps aux | grep "chrome"

Sur PowerShell, ça donne :

Get-Process | Where-Object { $_.Name -like "*chrome*" }

Le résultat est le même, mais la syntaxe ? Un peu comme si on avait demandé à un développeur C# de réinventer la roue. PowerShell utilise des cmdlets (des commandes comme Get-, Set-, New-), et tout est verbeux. Très verbeux. Trop verbeux ? Probablement.

L’esthétique : le talon d’Achille de PowerShell

Parlons peu, parlons bien : PowerShell est moche. Vraiment moche. Le fond bleu électrique par défaut, les polices qui semblent sorties d’un PC des années 2000, et cette interface qui donne l’impression d’être un terminal conçu pour des admins système nostalgiques de Windows XP. Comparé à un terminal Linux avec zsh, oh-my-zsh et un thème Dracula, PowerShell a l’air d’un dinosaure.

Heureusement, Microsoft a fini par comprendre que l’esthétique comptait. Avec Windows Terminal, on peut enfin avoir des onglets, des thèmes personnalisables, et même un fond transparent (parce que oui, c’est très utile). Mais bon, même avec ça, PowerShell reste PowerShell : un outil puissant, mais qui a du mal à cacher ses origines vieillottes.

Et puis, il y a les couleurs. Ou plutôt, le manque de couleurs. Sur Linux, un ls --color=auto vous donne une sortie lisible et agréable. Sur PowerShell, même avec Get-ChildItem, tout reste désespérément monochrome, sauf si vous vous amusez à bidouiller des scripts pour ajouter des couleurs. Pourquoi ? Personne ne sait.

PowerShell, c’est nul ? Pas si vite, cowboy

Bon, d’accord, PowerShell a des défauts. Mais ce serait injuste de dire que c’est nul. En fait, c’est même très puissant, surtout pour les admins Windows. Voici pourquoi :

  • Intégration native avec Windows : PowerShell est conçu pour Windows, donc il gère nativement les services, les registres, les stratégies de groupe, etc. Essayez de faire un Get-Service ou un Set-ItemProperty sur Bash, et vous allez pleurer.
  • Scripting avancé : PowerShell est un langage de scripting à part entière. Vous pouvez écrire des scripts complexes, gérer des erreurs, utiliser des boucles, des conditions, et même faire de la POO. C’est bien plus puissant que Bash pour des tâches administratives lourdes.
  • Modules et extensions : PowerShell Gallery, c’est un peu comme npm pour les admins Windows. Vous voulez gérer Azure, Exchange, ou même des APIs REST ? Il y a un module pour ça.
  • Cross-platform : Oui, PowerShell existe aussi sur Linux et macOS. Bon, c’est PowerShell Core (maintenant appelé PowerShell 7+), mais c’est déjà ça. Vous pouvez donc utiliser les mêmes scripts sur toutes les plateformes. Pratique, même si l’expérience n’est pas aussi fluide que sur Windows.

Prenons un exemple concret. Imaginons que vous voulez lister tous les services Windows qui sont arrêtés, puis les démarrer. En PowerShell, ça se fait en deux lignes :

Get-Service | Where-Object { $_.Status -eq "Stopped" } | Start-Service

Essayez de faire ça en Bash sur Windows avec WSL, et vous allez vite regretter votre choix. PowerShell est fait pour ce genre de tâches.

Alors, PowerShell : bien ou nul ?

La réponse, comme souvent, est : ça dépend. Si vous êtes un développeur Linux pur et dur, PowerShell va vous sembler lourd, verbeux, et inutilement complexe. Si vous êtes un admin Windows, c’est un outil indispensable, même si son esthétique laisse à désirer.

PowerShell n’est pas nul, loin de là. C’est un outil puissant, bien intégré à l’écosystème Microsoft, et qui excelle pour les tâches d’administration système. Mais est-ce que c’est beau ? Non. Est-ce que c’est intuitif ? Pas toujours. Est-ce que c’est mieux que Bash ? Pour certaines choses, oui. Pour d’autres, non.

Le vrai problème, c’est que PowerShell essaie de faire trop de choses à la fois. C’est un shell, un langage de scripting, et une plateforme d’automatisation. Résultat : ça peut vite devenir bordélique, surtout si vous n’êtes pas familier avec la syntaxe. Mais une fois que vous avez passé la phase de frustration initiale (qui dure environ 8 ans), vous pouvez en tirer quelque chose de vraiment efficace.

Alors, faut-il utiliser PowerShell ? Si vous êtes sur Windows, oui, sans hésiter. Si vous êtes sur Linux ou macOS, vous pouvez l’essayer, mais ne vous attendez pas à un coup de foudre. Et surtout, personnalisez-le un peu : changez les couleurs, installez Windows Terminal, et arrêtez de juger un livre à sa couverture bleue électrique...

Publié le 24/08/2026 · 5 min de lecture Partager X LinkedIn

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