Blog / Article #79
2026 : 50 bases de données et toujours mariadb ? Pourquoi changer (ou pas)

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20 Août 2026
50 bases de données différentes

En 2026, le paysage des bases de données ressemble à un buffet à volonté où 90% des plats sont des variations de SELECT * FROM hype. Entre les promesses des bases vectorielles, les blockchains qui stockent des todo-lists, et les SGBD qui se vantent d'être « serverless » (traduction : « on a juste mis un proxy devant »), le développeur lambda a de quoi se sentir comme un enfant dans un magasin de bonbons. Sauf que là, le bonbon, c'est un ALTER TABLE qui plante en production.

MariaDB : le vieux jean confortable qui ne lâche pas

MariaDB, c'est le MySQL d'avant, mais en mieux. Ou en pire, selon à qui vous posez la question. En 2026, il est toujours là, solide comme un roc, et surtout : il ne vous force pas à réapprendre à écrire une requête. Pas de JSON natif qui plante à la première mise à jour, pas de transactions distribuées qui transforment votre cluster en usine à gaz, juste du SQL qui marche. Et ça, c'est précieux.

Pourquoi rester sur MariaDB ? Parce que la stabilité, c'est sous-côté. Parce que votre mysqldump de 2015 fonctionne encore. Parce que les outils d'administration (oui, même phpMyAdmin, ne faites pas les surpris) sont toujours là, et qu'ils ne vous obligent pas à installer un écosystème Kubernetes pour gérer trois tables. Et surtout : parce que si votre application web a besoin de plus que ce que MariaDB offre, vous avez probablement un problème de design, pas de base de données.

Bien sûr, il y a des limites. Les puristes ricaneront en disant que MariaDB est « juste du MySQL avec des patches ». C'est vrai. Et alors ? Si votre besoin se résume à stocker des utilisateurs, des articles, et des logs qui servent à rien, pourquoi s'embêter ? La vraie question n'est pas « MariaDB peut-il tout faire ? », mais « avez-vous vraiment besoin de tout faire ? ». Spoiler : non.

Les nouvelles stars : des bases de données qui promettent la lune (et livrent un caillou)

En 2026, chaque startup qui lève des fonds sort sa propre base de données. Certaines sont intéressantes. La plupart sont des usines à gaz qui résolvent des problèmes que personne n'a, sauf leurs créateurs. Prenons quelques exemples :

  • Les bases vectorielles : Parfaites pour stocker des embeddings d'IA et faire des recherches sémantiques. Moins parfaites pour gérer des transactions bancaires. Si vous ne savez pas ce qu'est un embedding, vous n'en avez probablement pas besoin.
  • Les bases « serverless » : Traduction : « on gère l'infrastructure pour vous, mais vous allez payer cher dès que votre trafic dépasse celui d'un site vitrine ». Utile pour les POC, moins pour les applications critiques.
  • Les bases distribuées par défaut : Parce que rien ne dit « je maîtrise la complexité » comme un cluster de 15 nœuds pour une application qui a 100 utilisateurs. Spoiler : la plupart des projets n'ont pas besoin de ça.

Le problème avec ces bases, c'est qu'elles sont souvent vendues comme la solution universelle. « Oubliez SQL, notre base fait tout ! » Sauf que non. Elles excellent dans un domaine précis, et sont médiocres dans les autres. Et surtout, elles vous enferment dans un écosystème propriétaire où le moindre JOIN devient une aventure.

Prenons un exemple concret : vous voulez migrer de MariaDB vers une base « moderne ». Voici à quoi ressemble une migration simple (spoiler : elle ne l'est pas) :

-- Exemple de migration bidon vers une base NoSQL « hype »
-- Étape 1 : Exporter vos données (si vous avez de la chance)
SELECT * FROM users INTO OUTFILE '/tmp/users.csv' FIELDS TERMINATED BY ',';

-- Étape 2 : Réaliser que votre nouvelle base ne supporte pas les transactions
-- Étape 3 : Réaliser que votre nouvelle base ne supporte pas les JOINs
-- Étape 4 : Réaliser que votre nouvelle base ne supporte pas les index secondaires
-- Étape 5 : Pleurer en silence

-- Étape 6 : Réécrire toute votre logique applicative pour gérer les relations en code
// Dans votre backend, au lieu d'un simple JOIN...
const user = await db.query('SELECT * FROM users WHERE id = ?', [userId]);
const posts = await db.query('SELECT * FROM posts WHERE user_id = ?', [userId]);
// Bienvenue dans les années 2000, où on faisait des requêtes en boucle

Le pire ? Ces bases sont souvent plus lentes que MariaDB pour des cas d'usage classiques. Parce que oui, optimiser une requête SQL, c'est un métier. Et non, votre ORM ne le fera pas à votre place.

Quand changer ? Quand MariaDB ne suffit plus (vraiment)

Alors, quand est-ce que MariaDB ne suffit plus ? Voici quelques cas où envisager autre chose :

  • Vous avez des données géospatiales complexes : PostgreSQL avec PostGIS est bien plus adapté.
  • Vous stockez des données hiérarchiques profondes : Une base comme Neo4j peut être utile, mais réfléchissez bien avant de sauter le pas.
  • Vous avez des besoins en temps réel extrêmes : Les bases comme ScyllaDB ou Cassandra peuvent être pertinentes, mais préparez-vous à gérer la complexité.
  • Vous faites de l'IA à grande échelle : Là, les bases vectorielles ont du sens. Mais si vous ne faites que du fine-tuning sur des datasets minuscules, MariaDB suffira.

Dans tous les autres cas, MariaDB reste un choix solide. Et si vous hésitez, posez-vous cette question : « Est-ce que mon problème est vraiment un problème de base de données, ou est-ce que je cherche une solution à un problème que je n'ai pas ? ». La réponse est souvent la deuxième option.

Le vrai danger en 2026, ce n'est pas de rater la dernière base à la mode. C'est de choisir une technologie parce qu'elle est « moderne », alors qu'elle complexifie votre stack pour un gain marginal. MariaDB n'est pas sexy. Mais il est fiable, bien documenté, et surtout : il ne vous fera pas perdre des nuits à débugger un COMMIT qui plante mystérieusement.

Conclusion : la base de données idéale n'existe pas (mais MariaDB s'en approche)

En 2026, le choix d'une base de données ne devrait pas se faire sur la hype, mais sur vos besoins réels. MariaDB reste un choix pertinent pour la majorité des applications web, parce qu'il fait ce qu'on lui demande sans chichis. Les autres bases ont leur place, mais elles ne devraient pas être votre premier choix par défaut.

Alors avant de sauter sur la prochaine base qui promet de révolutionner le stockage de données, demandez-vous : « Est-ce que je veux une base de données, ou est-ce que je veux une solution à mon problème ? ». Si c'est la deuxième option, MariaDB est probablement déjà la réponse.

Publié le 20/08/2026 · 6 min de lecture Partager X LinkedIn

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