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Proxmox : Redimensionner le disque d'une VM sans se prendre la tête (ou presque)

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04 Septembre 2026
Proxmox : Redimensionner le disque d'une VM

Ah, Proxmox. Ce bijou de virtualisation qui nous fait gagner du temps… jusqu’à ce qu’on doive redimensionner un disque de VM et que l’interface nous laisse perplexes, comme un chat devant une porte fermée. Vous avez peut-être tenté votre chance dans le shell, en maudissant l’absence d’un bouton magique. Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul·e. Mais oui, il y a une solution (ou plusieurs), et non, ce n’est pas aussi tordu que ça en a l’air.

L’interface web : le parcours du combattant

Commençons par l’évidence : l’interface web de Proxmox est puissante, mais pas toujours intuitive. Pour redimensionner un disque, direction l’onglet Hardware de votre VM. Vous voyez le disque en question ? Super. Cliquez dessus, puis sur Resize disk. Sauf que… parfois, le bouton est grisé. Pourquoi ? Parce que Proxmox aime les défis.

Première raison : votre disque est en format raw et non qcow2. Proxmox ne permet pas de redimensionner un raw via l’interface. Deuxième raison : le disque est en LVM, et là, c’est le drame. L’interface ne gère pas (encore) les opérations LVM avancées. Troisième raison : vous utilisez un stockage ZFS ou Ceph, et Proxmox vous regarde avec un sourire narquois en vous disant « débrouille-toi ».

Si vous êtes dans l’un de ces cas, pas de panique. Le shell est votre ami. Enfin, presque.

Le shell : la méthode qui marche (presque) à tous les coups

Si l’interface vous a lâché·e, direction le terminal. Voici comment procéder, étape par étape, sans se prendre les pieds dans le tapis.

D’abord, identifiez le disque à redimensionner. Connectez-vous à votre nœud Proxmox et listez les disques de la VM avec :

qm config <vmid>

Remplacez <vmid> par l’ID de votre VM. Vous verrez une ligne du type scsi0: local-lvm:vm-<vmid>-disk-0,size=20G. Notez le nom du disque (vm-<vmid>-disk-0 dans cet exemple).

Ensuite, redimensionnez le volume LVM sous-jacent. Si vous utilisez local-lvm (le stockage par défaut de Proxmox), la commande est :

lvextend -L +10G /dev/pve/vm-<vmid>-disk-0

Ici, +10G ajoute 10 Go. Adaptez la valeur à vos besoins. Si vous voulez étendre à une taille absolue (par exemple, 30 Go), utilisez -L 30G.

Enfin, notifiez la VM que son disque a changé. Pour une VM Linux, connectez-vous et utilisez :

echo 1 > /sys/class/block/<device>/device/rescan

Remplacez <device> par le nom de votre périphérique (par exemple, sda). Ensuite, redimensionnez la partition avec fdisk ou growpart, puis étendez le système de fichiers (par exemple, resize2fs /dev/sda1 pour ext4).

Pour une VM Windows, utilisez l’outil de gestion des disques pour étendre la partition.

Les pièges à éviter (et comment les contourner)

Proxmox est capricieux, et quelques erreurs courantes peuvent vous faire perdre des heures. En voici une sélection, avec leurs solutions.

1. Le disque est en raw et pas en qcow2. Si vous avez créé votre VM avec un disque raw, l’interface ne vous permettra pas de le redimensionner. La solution ? Convertissez-le en qcow2 avec qemu-img :

qemu-img convert -f raw -O qcow2 /dev/pve/vm-<vmid>-disk-0 /tmp/disk.qcow2

Puis remplacez le disque dans la configuration de la VM. Oui, c’est chiant. Mais c’est la vie.

2. Le stockage est en ZFS ou Ceph. Proxmox ne gère pas le redimensionnement des disques sur ces stockages via l’interface. Pour ZFS, utilisez zfs set volsize :

zfs set volsize=30G rpool/data/vm-<vmid>-disk-0

Pour Ceph, c’est plus complexe : il faut modifier la taille du RBD via la CLI Ceph.

3. La VM utilise LVM et refuse de voir le nouveau espace. Si votre VM Linux utilise LVM, vous devrez peut-être rescanner les volumes physiques après le redimensionnement :

pvresize /dev/sda2

Puis étendez le volume logique avec lvextend et le système de fichiers avec resize2fs.

Conclusion : l’interface ou le shell, à vous de choisir

Redimensionner un disque sur Proxmox, c’est un peu comme choisir entre un couteau suisse et un marteau-piqueur : les deux fonctionnent, mais l’un est plus élégant que l’autre. L’interface web est pratique quand elle daigne coopérer, mais le shell reste la solution la plus fiable pour les cas complexes. Si Proxmox améliorait un jour son interface pour gérer les stockages exotiques et les formats de disque, on pourrait peut-être éviter de jouer aux devinettes. En attendant, gardez ces commandes sous le coude, et bon courage pour la prochaine bataille contre les octets récalcitrants.

Publié le 04/09/2026 · 4 min de lecture Partager X LinkedIn

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